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C'est grâce à un frère de leur ami danseur Serge Perrault, qui était employé à la préfecture de Police que Céline et Lucette purent obtenir de fausses cartes d'identité et quitter la France. Lucette devient Lucette Alcante, professeur de culture physyque et Louis Ferdinand, Louis François Deletang, représentant.

A Baden-Baden (ci-contre Lucette promenant le chat Bébert) ils furent rejoints, outre Robert Le Vigan, par d'autres Français, la pianiste Lucienne Delforge avec qui Céline avait eu une liaison de mai 1935 à mars 1936 ; Jean Luchaire, président de l'Association de la presse parisienne pendant l'Occupation; l'écrivain Alphonse de Châteaubriant, Otto Abetz, l'ambassadeur d'Allemagne en France ; le chroniqueur de radio Jean Hérold-Paquis et Pierre Lavai lui-même. Tous allaient se retrouver à Sigmaringen. Mais Céline et sa femme seront les seuls à traverser l'Allemagne pour gagner le Danemark, où Louis - en prévision de son exil - avait déposé avant guerre des pièces d'or, achetées avec ses droits d'auteur, qui allaient leur permettre de subsister.


La route de l'exode pour Céline avec lucette Almansor, sa compagne, et tout le service devant l'ambulance de Sartrouville


Céline et Lucette purent quitter la France grâce à de fausses cartes d'identité datées du 8 février 1944.

Sa médaille militaire, il l'aborde fièrement parmi les blessés soignés avec lui à l'hôpital du Val de Grâce en décembre 1914. Au dos de cette photographie, il écrira plus tard : "vue de héros en décadence, Louis."
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